Fauré – Cantique de Jean Racine Op. 11 Piano Solo arr. (partition, sheet music, Noten, partitura)

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LA MUSIQUE DE GABRIEL FAURÉ : STYLE, CARACTÉRISTIQUES

Son style, à la fois harmonique et mélodique, a toujours cherché à aller plus loin. Il n’aimait pas suivre les tendances de l’époque. Ainsi, la musique française s’est toujours démarquée des autres.

La musique de Fauré, contrairement à de nombreux autres compositeurs, ne peut être classée par ses styles (précoce, mature et tardif) puisque sa musique est restée assez stable depuis sa création.

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AARON COPLAND (1924) corrobore cela en disant que “les thèmes, les harmonies, la forme, tout est resté essentiellement le même, bien qu’à chaque nouvelle œuvre, ils deviennent plus frais, plus personnels, plus profonds”.

Son style, à la fois harmonique et mélodique, a toujours cherché à aller plus loin. Il n’aimait pas suivre les tendances de l’époque. Ainsi, la musique française s’est toujours démarquée des autres.

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La musique de Fauré, contrairement à de nombreux autres compositeurs, ne peut être classée par ses styles (précoce, mature et tardif) puisque sa musique est restée assez stable depuis sa création. AARON COPLAND (1924) corrobore cela en disant que “les thèmes, les harmonies, la forme, tout est resté essentiellement le même, bien qu’à chaque nouvelle œuvre ils deviennent plus frais, plus personnels, plus profonds”.

L’INFLUENCE DE FAURÉ SUR IBERT ET ENESCO

Le musicologue Henri Prunières affirmait : « ce que Fauré a développé chez ses élèves, c’est une sensibilité harmonique exquise, l’amour des lignes pures, des modulations inattendues et colorées ; mais il ne les a jamais loués pour connaître et comprendre son style et c’est pourquoi ils ont tous cherché leurs propres voies ou styles dans de nombreuses directions, parfois souvent opposées.

Tout comme ils l’ont fait avec lui à l’école de Niedermeyer, Fauré encourage ses élèves à expérimenter la musique, à trouver leur propre style, à ne pas se laisser emporter par les modes de l’époque. C’est pour cette raison, peut-être, que Fauré deviendra l’une des figures incontournables de la musique française.

Dans la musique de Georges Enesco on peut trouver plusieurs similitudes avec la musique de Fauré.

Le compositeur roumain en a été l’élève pendant les années 1895 à 1899 et plus précisément, dans son œuvre “Cantabile et Presto” on peut trouver des éléments qui indiquent une nette influence du compositeur français. De plus, Enesco, considéré comme un compositeur « nationaliste », renonce à ce style pour composer une musique typiquement française, même si ce ne sera pas toujours le cas.

L’une des caractéristiques influentes que l’on retrouve est les motifs rythmiques répétitifs. Dans le deuxième mouvement, « Presto », il exploite le motif initial de l’œuvre avec l’utilisation des doubles croches, hachées puis liées en opposition pour donner à l’œuvre un rythme constant.

‘est une ressource qu’il utilise en de rares occasions ; parfois avec des notes altérées pour offrir une couleur différente.

Comme déjà mentionné plus haut, l’une des caractéristiques de l’école française était d’utiliser les gammes hexatoniques et octatoniques, en plus de celles des tons entiers.

Comme l’échelle octatonique et l’échelle des tons entiers, l’hexatonique est symétrique, n’autorisant que quatre combinaisons possibles. La gamme hexatonique peut commencer à n’importe quel ton et s’harmoniser. Il est formé avec : demi-ton, 3e m, demi-ton, 3e m et demi-ton.

L’utilisation d’échelles hexatoniques offre un sentiment de détachement de la tonalité.

Comme nous pouvons le voir ci-dessous, l’utilisation de cette échelle donne au passage une fin mélancolique et nostalgique.

Une autre ressource qu’Enesco utilise, tout comme son professeur l’a fait, était d’utiliser souvent des modulations pour produire différentes sensations chez l’auditeur.

De plus, à plusieurs reprises il les exécute chromatiquement pour que la sensation soit encore plus intense, plus rapide.

En analysant l’œuvre d’ Ibert “Pieza para flauta sola”, on remarque plusieurs similitudes avec la technique de Fauré.

L’un d’eux est la ressource qu’utilise Ibert pour répéter un motif, dans ce cas musical.

Une autre caractéristique est l’utilisation de modulations, qui peuvent être observées en permanence tout au long de l’œuvre. Ibert utilise les altérations pour nous faire constamment passer d’une clé à l’autre.

Un exemple clair peut être vu au début où il insiste à plusieurs reprises sur la note “re” en l’accentuant avec des formes rythmiques différentes pour deux mesures, pour utiliser plus tard un emprunt à la tonalité de Re b M et revenir ensuite à la tonalité initiale.

Un autre exemple peut être vu vers la fin de l’Andante, où partant de la tonalité de Re b M il emprunte à la tonalité de Re M pour revenir rapidement à sa tonalité.

Enfin, utilisez cette modulation pour vous lier au Tempo prime.

Comme mentionné précédemment, l’école française aimait utiliser des gammes de tons entiers, hexatoniques et octatoniques. La gamme octatonique est une gamme de huit notes qui alterne des tons entiers et des demi-tons.

Il existe 3 types de cette échelle. Vous pouvez commencer à partir de n’importe quel ton, mais vous devez vous adapter à l’un de vos trois types. Il est basé sur : ton, demi-teinte, ton, demi-teinte, ton, demi-teinte et ton. C’est une gamme très flexible, elle contient des intervalles mineurs, majeurs et diminués, et c’est pourquoi les compositeurs aiment l’utiliser dans leurs partitions.

Dans ce cas, Ibert utilise cette gamme au début de l’œuvre comme une introduction avant d’atteindre le thème principal pour donner à la pièce un début évocateur.

Comme le précise Gérald Michel (1981), Ibert, à ses débuts, a écrit Le jardin du ciel et Elle avait trois couronnes. Il y explique qu’on y retrouve le style de Fauré, même s’ils ne sont pas très impressionnistes.

Alors qu’Ibert n’a que quelques années, Debussy crée ce qui sera la première œuvre représentative de la musique impressionniste : “Prélude à l’après-midi d’un faune” en 1984. Dès lors, d’autres, comme Ravel ou Satie, en sont infectés et ce genre connaît une expansion rapide.

Une des caractéristiques de cette musique est d’utiliser le rubato , un tempo plus libre . Dans le cas de la Pièce pour flûte seule , Ibert utilise un schéma très simple : ABA.

De plus, il joue avec le flou et la subjectivité, laissant l’auditeur libre d’acquérir de nouvelles sensations. Ainsi, dans cette œuvre, Ibert indique « a piacere », pour donner une autonomie à l’interprète au moment de son interprétation.

BIOGRAPHIE DE GABRIEL FAURE

Gabriel Fauré est né le 12 mai 1845 à Pamiers-Ariége, en France, au 17 rue Major . Fils de Toussaint-Honoré, humble instituteur, et de Marie-Antoinette-Hélène Lalène-Laprade. Rien dans sa famille ne pouvait le stimuler vers une carrière musicale. Son arrière-grand-père et son grand-père avaient été bouchers, et du côté de sa mère, son grand-père avait été capitaine dans les armées de l’Empire.

Son nom de famille, Fauré, vient de l’ancien métier de forgeron qui, avec le fabricant de farine, est celui qui prédomine dans la région. Mais rien de tout cela n’attire l’attention des Français.

A l’âge de cinq ans, son père est nommé directeur de l’Ecole Normale de Montgauzy.

Un ancien couvent était maintenant transformé en un grand manoir et c’est dans sa chapelle que Fauré fit son premier contact avec la musique. Un instrument dont il s’est juré d’apprendre à jouer attire son attention : l’orgue.

Sa persévérance et ses qualités innées en font un pianiste acceptable à l’âge de sept ans. M. de Saubiac, député de l’Ariège, qui l’avait entendu jouer, conseilla à son père de l’inscrire à l’école de musique de Paris, fondée par Louis de Niedermeyer. Ainsi, à l’âge de neuf ans, Fauré se rend dans la capitale et entre à l’Ecole de

Musique classique et religieuse de Paris qui formera musicalement, sans le savoir, un génie musical.

À l’École Niedermeyer de Paris, le jeune musicien apprend le latin, l’histoire, la géographie et la littérature, et bien sûr la musique. Parmi ces matières, Fauré n’excelle qu’en musique, mais il se démarque de tous les autres, recevant également quelques prix comme le Prix de Solfège (1857), le Deuxième Prix d’Harmonie (1860), le Prix d’Excellence de Piano (1862) et le Premier Prix ​​de composition (1865).

Son professeur d’orgue était Clément Loret, Wackerthaler lui apprit le contrepoint et la fugue, l’harmonie fut enseignée par Aristide Dietsch et le chant, le piano et la composition par Louis Niedermeyer. Lui et Gustave Lefèvre étaient deux excellents professeurs, ouverts dans l’enseignement et libéraux avec les besoins de chacun de leurs élèves, ce qui convenait à une personnalité comme celle de Fauré, ouverte et anti-dogmatique.

En mars 1861, Louis Niedermeyer décède et est remplacé par Lefevre comme directeur de l’école et par Camille Saint-Saëns comme professeur de piano. Fauré, en plus de pouvoir être influencé par les techniques du maître, se liera d’amitié avec lui jusqu’à sa mort en 1921.

Ses premières compositions ont été écrites à l’école susmentionnée pour voix et piano. On sent déjà dans ces œuvres un Fauré original, qui se démarque des autres par sa musique caractéristique.

Il y restera onze ans, où il obtient une bourse de cette institution lorsque le réalisateur lui-même reconnaît que Fauré a un talent pour la musique.

Gabriel Fauré en 1868 :

À l’âge de 20 ans, il y termine ses études et cherche un poste d’organiste.

Et il la retrouve à Rennes (Paris) où on lui propose d’être le propriétaire de l’église de San Salvador.

Cette même année, il est invité par son ami Saint-Saëns, avec d’autres musiciens, à faire un pèlerinage à Sainte-Anne-la-Palud et deux ans plus tard, il accompagnera le chanteur au piano.

Miolan Carvalho dans lequel une chanson du musicien serait interprétée.

Mais Fauré en veut plus. Il n’est pas satisfait d’un poste d’organiste dans un endroit reculé de

France donc, qu’au printemps de 1870 il partit pour Paris. Il y trouvera du travail comme organiste à l’église Notre Dame de Clignancourt.

Au mois de juillet, alors que la guerre franco-prussienne vient d’être déclenchée, Fauré s’engage dans l’armée et l’année suivante il rencontre, par hasard, André Messager, son premier disciple et avec qui il entretiendra une longue amitié toute sa vie.

Fauré obtient la médaille militaire et est nommé organiste de Saint Honoré d’Eylan à Paris. Peu de temps après, après la mort de Charles-Marie Widor, il prendra ses fonctions d’organiste du chœur de Sant Sulpice et travaillera enfin comme maître de chapelle à l’église de la Madeleine.

Le 17 novembre 1871, la National Music Society est née. Et Fauré, avec l’appel de Saint-Saëns, en fait partie avec César Franck, Georges Bizet et Jules Massenet entre autres. Il présentera ici quelques-unes de ses premières œuvres.

C’est la main de C. Saint-Saëns qui l’attire dans la maison de la cantatrice Pauline Viardot, lieu où se tenaient respectivement les jeudis et les dimanches les réunions mondaines et les séances musicales. Ici, le monde des lettres et de la musique se mélangeait et Fauré, dans cet environnement artistique, mettait en musique des poèmes de Victor Hugo, Baudelaire et Gautier. En plus de l’encourager à composer des chansons, dont deux dédiées à deux des filles de Viardot, d’inspiration italienne comme la Sérénade toscane , Après un rêve, Tarantelle , la Chanson du pêcheur et d’autres belles mélodies.

A Paris, il rencontre Camille Clerc, un riche industriel qui aime la musique, et sa femme Marie. Fauré aime rendre visite à ce couple et à leurs cinq enfants et il est touché par cette atmosphère familière, si pleine d’affection qu’il désire. Il écrira à la succession Clerc Fauré quelques-uns de ses chefs-d’œuvre de jeunesse : Quatuor avec piano Op.15, la Première Sonate en la majeur pour violon et piano Op.13 et la Ballade pour piano Op.19.

Fauré, qui continue de fréquenter la maison de Pauline Viardot, finit par tomber profondément amoureux d’une de ses filles, Marianne. Cependant, la cour ne se termine pas bien et finit par plonger Fauré dans une douleur et une tristesse profondes.

Fin 1877, il se rend à Weimar pour assister à la création de Samson et Dalila , composée par son cher ami Saint-Saëns. Il y rencontrera Frank Liszt qui ne pourra deviner, peut-être à cause de son âge déjà avancé, le génie de Fauré.

Mais Weimar prétend être le premier des nombreux voyages de Fauré à entrer en contact avec la musique du controversé Richard Wagner. En 1878 Fauré et Messager composeront, pour piano à quatre mains, une paraphrase sur les thèmes favoris de l’”Anneau des Nibelungen” après s’être imprégnés de la musique allemande. Fauré admire Wagner mais son influence est à peine visible dans ses œuvres, car son style français continue de dominer. Durant cette période de voyages en Allemagne il écrit Nell , Notre amour , Chanson d’amour , Aurore , Fleur jetée , Pays de rêves , le Poème d’un jour sur trois poèmes de Grandmougin, Rencontre , Toujours et Adieu .

Ces chansons correspondent au deuxième recueil de mélodies pour chant et piano. Les plus célèbres seraient Las rosas de Ispahan et Les Berceaux (Berceaux).

Fauré retombe amoureux. Il s’agit cette fois de María Fremiet, fille d’un sculpteur. Elevée dans un milieu artistique, cultivé et sensible, elle semble la femme idéale pour Fauré. Le 27 mars 1883 ils se marient et du fruit de cet amour vont naître Emmanuel et Philippe. Tous deux choisiraient le nom de famille maternel, Fremiet, comme premier nom de famille en raison de la contribution sculpturale de leur célèbre grand-père.

L’année 1883 est une bonne année pour lui sur le plan de la composition. Il écrit Élégie pour violoncelle , dédiée au violoncelliste Jules Loéb. Il composera également les premières œuvres pour piano, les trois premiers Impromptus , la Mazurka Op.32, la Barcarola Op.36, les trois premiers Nocturnes , les deux premières Valses Caprichos et les premières Romanzas sin palabras .

À l’été 1985, le père de Fauré décède. La tristesse entoure le compositeur et se reflète dans certaines de ses œuvres, comme le Quatuor avec piano en G m , Op.45 et d’autres pour piano et violon ou violoncelle.

Plus tard, il a reçu le prix Chaitier pour ses œuvres de chambre.

L’absence de Toussaint-Honoré Fauré pousse son fils à s’entourer de musique religieuse. C’est ainsi qu’il écrira une de ses grandes oeuvres “Messe de Requiem” op.48.

Entre les années 1888 et 1889 il écrira de la musique pour la scène comme Caligula ou Shylock. Ce sont les premières compositions que Fauré fait sur ce genre.

En 1891, un voyage à Venise l’incite à continuer à écrire pour voix et piano. Un de ses chefs-d’œuvre dans ce domaine sera Clair de lune, Spleen, La rose, Larmes. Dans cette belle ville italienne il écrira également ses « Cinq Mélodies, Op.58 » : Mandoline , Verte , En sourdine , A Clymèney C’est l’extase .

Fauré commence à se sentir fatigué. Il doit travailler à outrance pour subvenir aux besoins de sa famille, malgré ses efforts il n’arrive pas à atteindre la notoriété à laquelle il aspire, son travail lui rapporte un faible revenu… tout lui pèse. Dans une lettre à une amie, elle explique son besoin de s’absenter quelques jours, de se vider l’esprit. Mais il devra se contenter des sorties que, menés par son ami Saint-Saëns, ils feront dans les salons artistiques les plus sélects de la capitale parisienne. L’artiste s’y fera connaître et rencontrera quelques amis comme Messager, Debussy, Ravel…

En 1892, le directeur du Conservatoire de Paris, Ambroise Thomas, rejette Gabriel Fauré pour occuper le poste de professeur de composition. A son tour, il nomme Théodore Dubois. Selon les propres mots d’Ambroise : « Jamais ! S’il est nommé, je démissionne.” Apparemment, ses idées musicales “innovantes” n’étaient pas partagées par la majorité. De son côté, Fauré sera le nouvel inspecteur de l’enseignement musical.

Ajouté à ce rejet, Fauré devra aussi assumer un autre revers dans sa vie : son mariage. Sa femme, María, commence à montrer des signes de mécontentement. Elle s’occupe de la maison et de ses deux enfants, mais elle ne se sent pas valorisée. Elle n’accompagne jamais son mari à aucune de ses réunions, surtout lorsqu’il voyage. Elle ne partage ni ne participe non plus à l’évolution de la musique de son mari comme le feront Emma Bardac et Marguerite Hasselmans.

De 1890 à 1896, Fauré est contaminé par la voix et la culture d’Emma Bardac, qui deviendra plus tard l’épouse de Debussy. Ainsi naîtra en 1892 le plus important cycle de mélodies qu’écrira Fauré : « La bonne chanson », basé sur 9 poèmes du poète Verlaine, qui commence à peine à se faire connaître. Bien qu’il ait environ un demi-siècle, Fauré écrit ces pages avec une tendresse, une fragilité et une finesse typiques d’un jeune homme amoureux.

Certaines de ses meilleures œuvres pour piano sont de cette période, comme son sixième Nocturne , sa cinquième Barcarolle ou le magistral Thème et Variations .

Ambroise Thomas, jusqu’alors directeur du Conservatoire de Paris, décède le 12 février 1896. Jules Massenet ambitionne d’obtenir ce poste mais ce sera Dubois qui y parviendra.

Massenet décide de démissionner pour ce qu’il considère comme une agression.

Ce gâchis finira par profiter à Fauré. Le poste de Massenet est resté vide et on pense à Fauré pour le combler. En revanche, il est nommé organiste titulaire de la Madeleine .

L’activité qu’exerce désormais Fauré comme professeur de composition est considérée comme transcendantale pour comprendre l’évolution de la musique française. George Enesco, Nadia Boulanger, Roger Ducasse et bien d’autres passeront par leurs classes. Et même pour d’autres qui ne l’ont pas fait, comme Honegger, Dukas ou Albéniz, ils reconnaissent son influence.

Fauré continuera de partager son travail de pédagogue avec celui de compositeur. L’une de ces œuvres, Pélée et Mélisande , devient un chef-d’œuvre. Fauré ira à Londres pour le diriger en 1898.

Il continuera à composer des œuvres pour piano : Barcarolas et Nocturnes et en l’an 1900 il créera Prometeo sur le drame de Lorrain et Hérold.

Sa musique semble devenir plus indéfinie, modulante. Son style est plus proche du modernisme.

En 1903, il crée ses Brèves pièces , op.84 et collabore au journal Le Figaro en tant que critique musical. Aussi, lors de son voyage d’été en Suisse il écrira son Quintette pour piano , op.89.

Malheureusement, cette même année, on lui diagnostique une maladie de l’oreille, un fait qui le marquera jusqu’à la fin de ses jours.

En 1905, Ravel est rejeté pour le Prix de Rome. Le scandale est venu parce que c’était la quatrième fois qu’il apparaissait et dans ce dernier test, il avait été éliminé lors des tests précédents. Ce fait parvint à la presse et entraîna la démission de Dubois de la direction du Conservatoire. Le poste serait occupé par Fauré à l’étonnement et à l’indignation des deux.

Cette nouvelle étape pour Fauré à la tête du Conservatoire signifierait un changement radical dans sa gestion. Il a donné un nouvel air à l’institution traditionnelle Dubois. Entre autres mesures, il invite Debussy, Vicent d’Indy ou Albéniz. Il sera rejoint par une grande amitié qui l’amènera à se rendre à Barcelone en 1908 pour assister aux trois concerts que son ami avait organisés pour diffuser son œuvre. C’est dans cette ville espagnole qu’il apprend sa nomination comme membre de l’Académie des beaux-arts de Paris. Là Mompou sera influencé par le français en l’écoutant au piano.

Entre 1907 et 1913 Fauré se concentre sur la création d’un opéra : “Pénélope”. C’est la chanteuse Lucienne Breval qui lui en a proposé l’idée et le fait que l’histoire parle d’Ulysse et de Pénélope, qui était une grande amoureuse du monde classique, l’a fortement convaincu. Le responsable de l’écriture du livret était René Fauchois, auquel Fauré a travaillé sans relâche pendant six ans. Il sort le 4 mars 1913 à Monte-Carlo où il est agréablement accueilli par le public.

Entre-temps, en 1909, un groupe de compositeurs de la “Société Nationale de Musique” forme un nouveau groupe : la “Société Musicale Indépendante” dont Fauré accepte la présidence.

Et un an plus tard, en 1910, il créera son cycle de mélodies sous le nom de La chanson d’Eve sur des poèmes du Belge Charles van Lerbergue avec la cantatrice Jeanne Raunay à qui il est dédié.

La perte d’audition qui lui est reprochée n’interfère en rien avec son travail de compositeur, bien qu’il travaille, selon ses mots, « comme s’il devait ouvrir, dans chaque œuvre, une lourde porte ».

Il écrit alors ses Barcaroles, les Neuf Préludes , les Nocturnes et l’ Impromptu Op.102.

En 1914 éclate la fatidique Première Guerre mondiale. Lorsqu’elle éclate, Fauré se retrouve à essayer de trouver un remède à sa surdité qui s’aggrave de jour en jour. A Paris, il poursuit son travail de directeur du Conservatoire, angoissé par son fils, qui est au front. De cette période surgissent la Deuxième Sonate pour violon et piano , la Première Sonate pour violoncelle , la Fantaisie pour piano et orchestre , Nocturne en mi mineur 0p. 107, la Barcarolle Op.106 et le cycle de chansons Jardin clos .

Sa surdité s’aggravant, c’est ainsi qu’en 1920 le ministère demande l’irrecevabilité de Fauré, et celui-ci, à grand peine, ne peut que renoncer à son poste. En récompense de ses nombreuses années consacrées au Conservatoire, il a reçu la plaque officielle de la Légion d’honneur. Mais Fauré attend une rémunération, un salaire avec lequel passer les dernières années de sa vie en remerciement pour ses 28 ans de collaboration avec le Conservatoire. Mais cela ne viendrait pas.

Vous pouvez désormais vous consacrer pleinement à la composition. Ainsi, un an plus tard, il crée Masques et Bergamasques , en plus de ses dernières œuvres pour piano : la Deuxième Sonate pour violoncelle et piano , le Deuxième Quintette avec piano , la Barcarolle en ut majeur, le Canto funerario dans lequel il commémore cent ans de la mort de Napoléon, son dernier cycle de quatre chansons intitulé L’Horízon chimérique et le Trio Op. 120. Dans le Nocturne in Sim, Op. 119, chef-d’œuvre français pour son utilisation délicate et raffinée de l’harmonie, Fauré reflète sa tristesse et démission. A 76 ans, il est seul, sourd et pratiquement pauvre.

En 1922, un de ses bons amis organise un hommage national pour soulager les poches de Fauré à la Sorbonne, qui s’avère être un succès. Des personnalités de la politique, de la musique et des arts français étaient présentes.

En 1923, il décide de s’installer à Annecy-le-Vieux. Il avait besoin de trouver un peu de paix et sa force commençait à décliner. Il y écrira sa dernière composition : un quatuor à cordes. Sa santé se détériore; Il souffre d’artériosclérose, de bronchite et d’emphysème.

Un an plus tard, il se retrouve alité avec une double pneumonie. Son amie, Marguerite Hasselmans rédige son testament. Le 18 octobre, il est transféré à Paris en train avec la compagnie de son fils. Mais le corps fatigué et découragé du Français rendit son dernier soupir à l’aube du 3 novembre. Ses amis se sont arrangés pour qu’il reçoive les honneurs funéraires nationaux.

Gabriel Fauré est inhumé au cimetière de Passy près de son ami Messager et non loin de Debussy.

Les compositions de Fauré, contrairement à celles de Richard Wagner et de ses disciples, avaient un son plus discret et émotionnel. Il ne se laissa pas emporter par la critique et c’est ainsi qu’il put composer une Ballade pour piano et orchestre (1881), la suite Peleas y Melisandra (1889), un requiem (1887), les cycles de mélodies La bonne chanson avec textes de Paul Verlaine ( 1891-1892), L’horizon chimérique (1922) et l’opéra Pénélope (1913). Il a également écrit de nombreuses œuvres pour piano et musique de chambre.

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