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Debussy The Complete Preludes – Krystian Zimerman, piano with sheet music (partition)

Debussy The Complete Preludes – Krystian Zimerman, piano with sheet music (partition)

An extraordinary rendition of Debussy’s piano preludes, played not note-by-note but shape-by-shape, colour-by-colour. The attention to detail is painstaking — notes seem to bend, individual attacks to melt, and the music moves effortlessly between scintillating fire and lakes of calm. The pauses in the music are perfectly controlled: look here, they seem to say, with the minutest gestures, look here at this unbelievable passage. The complaint is sometimes made that this recording is a bit too “harsh”, even “romantic”, but this sort of criticism misses the point a little. It seems to assume that impressionistic music is meant to be placid, reflective, maybe even dainty, but that’s not really the point.

Impressionistic music (if you are happy to go along with the term) is meant to make you *imagine* something — to evoke some kind of image. It might be an image of calm, or of roiling violence, but it’s the image — the sharpness of its contours — which matters, and by that standard this is a recording for the ages.

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Book 1: 00:00 – 1. Lent et grave (…Danseuses de Delphes, Dancers of Delphi) 03:33 – 2. Modéré (…Voiles, Sails/Veils) 07:59 – 3. Animé (…Le vent dans la plaine, The Wind in the Plain) 10:05 – 4. Modéré (…«Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir», “The sounds and fragrances swirl through the evening air”) 13:59 – 5. Très modéré (…Les collines d’Anacapri, The Hills of Anacapri) 17:30 – 6. Triste et lent (…Des pas sur la neige, Footsteps in the Snow) 21:49

7. Animé et tumultueux (…Ce qu’a vu le vent d’ouest, What the West Wind has Seen) 24:59 – 8. Très calme et doucement expressif (…La fille aux cheveux de lin, The Girl with the Flaxen Hair) 28:06 – 9. Modérément animé (…La sérénade interrompue, Interrupted Serenade) 30:32 – 10. Profondément calme (…La cathédrale engloutie, The Submerged Cathedral) 37:52 – 11. Capricieux et léger (…La danse de Puck, Puck’s Dance) 40:26 – 12. Modéré (…Minstrels)

Book 2 42:46 – 1. Modéré (…Brouillards, Mists) 46:12 – 2. Lent et mélancolique (…Feuilles mortes, Dead Leaves) 50:02 – 3. Mouvement de Habanera (…La puerta del Vino, Wine Door) 53:07 – 4. Rapide et léger (…«Les fées sont d’exquises danseuses», “Fairies are exquisite dancers”) 56:18 – 5. Calme (…Bruyères, Heather/Town in Eastern France) 59:21 – 6. Dans le style et le mouvement d’un Cakewalk (…Général Lavine – eccentric) 1:01:51

7. Lent (…La terrasse des audiences du clair de lune, The Terraces of Moonlight Audiences) 1:06:16 – 8. Scherzando (…Ondine) 1:09:37 – 9. Grave (…Hommage à S. Pickwick Esq. P.P.M.P.C., Homage to S. Pickwick) 1:11:58 – 10. Très calme et doucement triste (…Canope, Canopic Jar) 1:15:06 – 11. Modérément animé (…Les tierces alternées, Alternating Thirds) 1:17:47 – 12. Modérément animé (…Feux d’artifice, Fireworks)

Debussy Claude Achille
1862-1918

Né à Saint-Germain-en-Laye le 22 août 1862, mort à Paris le 25 mars 1918.

Ses parents tiennent un commerce de porcelaine. Pendant la guerre de 1870, la famille se réfugie chez sa tante (côté paternel), Clémentine, qui lui fait avoir ses premières leçons de musique avec un musicien italien, Jean Cerutti. À Paris, son père rejoint la Commune et sert comme capitaine dans la Garde Nationale. Quand la Commune de Paris est écrasée par les forces de Thiers, il est arrêté et condamné à quatre ans de prison. Libéré au bout d’une année, il est privé de ses droits civils.

Selon Charles de Sivry, Achille est confié à Antoinette Mauté de Fleurville, élève de Chopin et belle-mère de Verlaine ; elle le prépare à entrer au Conservatoire de Paris : il y est admis en 1872.

Il étudie le piano avec Antoine Marmontel et le solfège avec Albert Lavignac. Il obtient de petits prix pour le piano et le solfège entre 1875 et 1877 et ne peut prétendre à une carrière de pianiste virtuose. Il entre dans la classe d’harmonie d’Émile Durand et dans celle d’accompagnement d’Auguste Bazille où il obtient son seul premier prix.

Il compose ses premières mélodies en 1879 sur des textes d’Alfred de Musset (Madrid, Ballade à la lune).

En été 1880, il est engagé par Nadezhda von Meck, pour apprendre à ses enfants à jouer des duos avec elle. Il séjourne avec la famille à Arcachon, puis à Florence, où il compose sa première œuvre pour le piano et son trio pour piano.

À son retour à Paris il s’inscrit dans la classe de composition d’Ernest Guiraud, et gagne sa vie comme accompagnateur dans le classe de chant de Victorine Moreau-Sainti. Il y rencontre Marie Vasnier pour laquelle il écrit des mélodies sur des poèmes de Théophile Gautier, Leconte de Lisle et Banville

En 1881, il rejoint Madame von Meck pendant deux mois en Russie. Il est de nouveau à Moscou en été 1882, puis à Vienne pour deux mois.

En 1883, il présente sa cantate Le Gladiateur pour le Prix de Rome.

Il est engagé comme accompagnateur des choeurs «Concordia» où Gounod le prend sous sa protection. Il compose de nouvelles mélodies pour Marie Vasnier sur des textes de Paul Bourget et de Paul Verlaine.

En 1884, il remporte le premier grand Prix de Rome avec sa cantate «L’enfant prodigue».

Il est pendant deux années un pensionnaire indocile de la Villa Médicis. Il y compose Zuleima (perdu), Printemps (suite symphonique) et La demoiselle élue, qu’il achève après son retour à Paris zen 1887.

Il fréquente les milieux littéraires et artistiques, y rencontre les poètes symbolistes,  se lie avec Paul Dukas, Robert Godet, Raymond Bonheur. Deux de ses Ariettes oubliées sont données à la Société Nationale de Musique. Il compose les Cinq poèmes de Baudelaire et la Fantaisie pour piano et orchestre.

En 1888 et 1889 il se rend à Bayreuth.

Au cours de l’Exposition Universelle de 1889, il découvre avec intérêt les gamelans de Java. Il travaille pendant deux années à Rodrigue et Chimène, un opéra sur un livret de Catulle Mendès, d’après Le Cid.

Fin 1890, il rencontre Mallarmé qui lui demande de participer à un projet théâtral qui n’a pas abouti autour du poème L’Après-midi d’un faune. Il fait la connaissance d’Erik Satie et publie des mélodies pour piano. Il découvre Edgar Poe et Maeterlinck.

En 1892, il met en musique quelques unes de ses poésies influencées par le symbolisme.

En 1893 La Demoiselle élue est donnée A la Société Nationale, et son quatuor pour cordes est joué par la quartette Ysaÿe.

Ernest Chausson le prend sous sa protection et pendant deux années lui apporte une aide financière.

Il découvre Boris Goudounov de Moussorgsky et La pièce de Maeterlinck; Pelléas et Melisande, jouée au théâtre des Bouffes du Nord à Paris.

Il fréquente le salon de Mallarmé et revient au projet de l’ Après-midi d’un faune en composant le prélude.

Il rencontre Pierre Louÿs et se rend avec lui à Gand auprès de Maeterlinck pour obtenir le droit de composer sur Pelléas et Melisande. L’opéra est achevé en 1895, mais n’est pas créé. En 1897-1898, il compose La Chanson de Bilitis, sur un texte de Pierre Louÿs.

En mai 1898, il rencontre pour la première fois Rosalie Texier, mannequin chez les sœurs Callot, rue Taitbout, une maison de haute couture renommée.

En 1899, il achève Nuages, Fêtes et Sirènes ;  la même année, le 19 octobre, il se marie avec Lilly Texier. Pierre Louÿs, Erik Satie et Lucien Fontaine sont les témoins.

En août 1901, le couple séjourne pour la première fois à Bichain dans l’Yonne, auprès de le famille de Lilly. Debussy y composera une partie de La mer.

En janvier 1903, Debussy est promu Chevalier de la Légion d’honneur. La même année, ses relations avec Emma Bardac sont à l’origine d’un drame familial et de fâcheries avec quelques amis.

Le 11 août, alors qu’il est à Dieppe avec Emma, il écrit une lettre de rupture à Lilly qui séjourne à Bichain. Le 13 octobre 1904, Lilly Debussy fait une tentative de suicide, en se tirant une balle dans le ventre, elle est hospitalisée et opérée. Mary Garden et les amis du couple prennent son parti, ouvrent une souscription, et l’installent à l’Hôtel Américain, avenue Friedland, puis avenue de Villiers dans le 17e arrondissement.

Le divorce est prononcé le 2 août 1905, Debussy doit verser une pension de 400 francs et une une rente viagère, sommes qu’il arrête de verser en 1910. Il est condamné en 1916 à verser 30.000 francs. Rosalie Texier meurt le 17 décembre 1932, dans son appartement de l’avenue de Villiers.

En 1905 il signe un contrat d’exclusivité avec les éditions Durand. La Mer est créée le 15 octobre 1905. Le 30 octobre Emma-Claude (dite Chouchou) vient au monde.

En 1908, il dirige lui-même l’exécution de La Mer et des extraits de Pelléas aux Concerts Colonne. Quinze jours plus tard, le 30 octobre, il épouse Emma Bardac. Pelléas est créée en Allemagne et à New York, et la première biographie par Louise Liebich est publiée à Londres. En 1919, Louis Laloy publiera à son tour, à Paris, une biographie de Debussy.

En 1909, à la demande de Gabriel Fauré, il entre au conseil d’administration du Conservatoire, qui le commandite pour le concours de clarinette de l’année suivante. Il compose la première rhapsodie pour clarinette et piano, et une petite pièce pour l’épreuve de déchiffrage.

Il se lie avec André Caplet. En février 1909, il est en Grande-Bretagne.

En 1910, Ibéria et Rondes de Printemps sont créés. Il se rend à Vienne et à Budapest, puis à son retour, il compose Le martyre de Saint Sébastien, mystère en 5 actes de Gabriele D’Annunzio. Il se lie avec Stravinsky.

Le 15 mai 1913, création de   Jeux (poème dansé) par les Ballets russes de Diaghilev. Il écrit pour la Revue Musicale et dirige la création d’Images pour orchestre le 26 février 1913. Il compose le second livre de préludes pour piano, Trois poèmes de Mallarmé, et une ballet pour enfants, La boîte à joujoux (piano seul).Il se rend à Saint-Pétersbourg et à Moscou, et, qu début de 1914 à Rome, Amsterdam, La Haye, Bruxelles, Londres.

Il compose La Berceuse héroïque pour une commande du Daily Telegraph pour le «King Albert’s Book». En 1915, il subit une opération du colon il passe l’été à Pourville, ville côtière de la mer du Nord. Il y compose la Sonate pour violoncelle, Blanc et noir, Les Études, et la sonate pour flûte, alto et harpe.

Il revient à l’un de ses anciens projets, La chute de la maison Usher. Il écrit une nouvelle version du livret, mais ne compose une esquisse complète que pour une scène.

En mars 1917 il termine la composition de la sonate pour violon, créée à Saint-Jean-de-Luz par Gaston Poulet. Ce sera la dernière apparition publique de Debussy.

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